Hourou Musuko

Hourou Musuko

Titre original: 
Hourou Musuko
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Drame, collège, amitié
Date de sortie originale: 
2011
Date de sortie en France: 
pas de licence
Nombre d'épisodes: 
11
Durée: 
24 minutes par épisode
Support: 
TV

Avis

"Cet anime dans les tons pastels est assez surprenant à appréhender. Mon avis risque fort bien de tomber dans une ambivalence gênée.
Commençons par ce qui ne laisse pas trop place au doute : Le design. Tout l'anime baigne dans une pâleur douce, une sorte de cocon en coton. Les couleurs sont volontairement atténuées, tout comme les contours. Il n'y a bien que certains décors qui sont marqués avec un filtre un peu glacé. Il ressort de cet anime une douceur éthérée qui, je l'admets, ne me plait guère. Cela colle certes plutôt bien aux personnages et à l'histoire, mais c'est vraiment trop pâle, ça ferait presque mal aux yeux.
Le chara-design est banal, les personnages se ressemblent tous. Heureusement, les personnalités sont fortes et, pour le coup, atypiques. Nous suivons l'histoire de deux collégiens avec un secret à la limite du tabou : ils se travestissent. Se parer comme le sexe opposé n'est pas un jeu pour eux, c'est un réel plaisir, voire un besoin. Shuichi est vraiment un personnage intéressant. C'est un petit garçon qui apprécie qu'on le complimente sur sa beauté féminine. Il en profite donc, d'autant que son esprit s'approche de celui d'une petite fille. Il n'en reste pas moins amoureux de Yoshino, une fille très grande et garçonne. Elle aime à se faire passer pour un garçon, parce que c'est "cool". Mais derrière ce côté j'ai-envie-de-faire-comme-une-copine-cool, il y a une autre raison que je vous laisserai découvrir.
J'ignore si le thème du travestisme apporte polémique au Japon. J'imagine que, dans une société où le collectif prime et où l'individu se démarquant est remis dans les rangs ("taper sur le clou qui dépasse" est une expression qui colle bien), s'habiller en personne du sexe opposé ne doit pas être très bien vu. D'autant que cet anime aborde aussi le thème de l'homosexualité, en particulier masculine. De tels thèmes d'animes sont assez rares et méritent d'être soulignés.
Il est cependant dommage que l'anime soit d'une mollesse sans nom. En même temps me direz-vous, quand on suit la vie quotidienne de collégiens dans un contexte réaliste, on ne risque pas de tomber dans des combats épiques, etc. Pour le coup, je pense que ce côté lent plait ou déplait, simplement en fonction des goûts ; je n'aime pas, mais vous aimerez peut-être. Surtout que l'histoire est très bien contée, avec une dynamique d'épisode intéressante. On a droit à quelques passages avec des plans fixes sur un personnage-clé de l'épisode philosophant seul. Cet aspect psychologique me plait beaucoup, mais décidément, cette lenteur me rebute. Additionnée au graphisme tout pâle, je n'accroche pas.
Musicalement, beaucoup de piano, notamment à un moment donné le célèbre Clair de Lune de Debussy. Tout doux là encore, adéquat donc. 

En bref, un anime abordant le thème du travestisme, de l'homosexualité et des amitiés conflictuels de collégiens tiraillés par leur conscience. ça passe ou ça casse." 

DDG, le 25/08/11

Commentaires

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